Marie Quartier est cofondatrice du Centre de recherche sur l’interaction et la souffrance scolaire, base à Lyon. Marie Quartier s’appuie sur la méthode Palo Alto, dont l’approche est brève et systémique : on travaille sur le présent.

« Le CP est une des classes qui crée beaucoup d’angoisses chez les parents et du coup chez les enfants ». Un constat que la thérapeute Marie Quartier a fait depuis de nombreuses années déjà, au cours de ses consultations, et qui a motivé cette spécialiste des souffrances scolaires à animer des conférences sur ce sujet.
Mercredi soir, cette jeune femme d’origine lyonnaise a ainsi été accueillie par les élèves de l’École supérieure du professorat et de l’éducation, ainsi que par quelques enseignants et directeurs d’école Au coeur de l’intervention l’apprentissage de lecture qui, pour une minorité d’élèves, est une étape difficile et parfois mal vécue « J’ai écrit cette conférence sur les CP car ça me fait tellement mal au coeur de voir comme cette classe peut générer
le début d’un problème qui va aboutir, plus tard, à du décrochage scolaire ».

Un calendrier à tenir

Selon Marie Quartier « l’Institution créée une dramatisation autour de la classe de CP. Dramatisation à laquelle finalement peu de parents résistent avec sérénité. En France, on focalise sur des calendriers précis dans l’acquisition des apprentissages, explique-t-elle. Mais comment peut-on dire qu’a telle date, un enfant doit savoir lire ? C’est comme si l’on décidait qu’à telle date il doit être propre ou qu’il doit marcher. Ce que l’on ne fait pas. On laisse cette inégalité d’un enfant à l’autre, on trouve cela normal. Et tout à coup pour la lecture, il faut que tout le monde soit là au même moment. On génère de l’échec puisqu’à partir du moment où un enfant sent qu’il n’est pas là, au rendez-vous avec les autres, il n’y a rien de plus démobilisant pour lui. D ‘autant plus lorsque ceci est relayé par l’angoisse parentale »
(…)

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